Ils m'ont laissée crier de désespoir, d'appeller à l'aide, en m'arrachant le coeur.
La couleur des flammes de l' enfer se reflétaient dans mes yeux,
Réveillant en moi comme une peur indomptable,
Révélant une envie de me battre.
Je me remplis de rancoeurs envers un monde qui ne me connaissais pas assez, ou peut-être trop.
Je regrettais ces jours où à chaque fois, tout s'effaçait ;
ET JE PLEURAIS.
Je croyais sentir ces êtres si chers à mon coeur m'enlassaient,
Mais sans pouvoir les voir,
Sans les attrapper ;
Ni même les toucher...
Tel des ombres, des âmes,
Tout comme le vent me frôlait...
OUI, J'AVAIS PEUR.
Peur qu'ils m'oublient, peur de mes rêves.
Je portais ce masque qui me faisais tant ressembler aux autres ;
Mais derrière se cachait mon véritable visage,
Dont rares sont ceux qui le connaissaient.
J'avançais les yeux fermés sur une corde raide, sans jamais demander de l'aide: je me laissais tomber.
Et j'étais seule; à marcher le long des stalactites, glacée par le vent de la nuit.
J'Y ARRIVAIS.
A cet endroit où tant de fois je me suis vue sourire et qui aujourd'hui n'est plus qu'un lointain souvenir...
Alors songeant à mon malheur, transie par le froid, la tête perdue, j'eus comme l'envie de mourir tout de suite et je me laissais glisser sur le sol gelé.
La neige me recouvrait, cachant mon corps nu rougit par le froid.
Frôler la mort, toucher le ciel...
Fermer les yeux et prononcer un doux:
"Je t'aime."
Je n'étais plus dans ce monde là.
Entre deux dimensions.
Il faudra un jour faire un choix entre enfer et paradis, avant qu'ils ne choississent à notre place.




